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II. Le déroulement de l’atelier

Le cédérom "La Cité des échos" est basé sur un scénario original qui déroule une histoire que l’utilisateur parcourt de façon interactive. La navigation à l’intérieur de l’histoire utilise les ressources habituelles du jeu d’aventure sur cédérom.

L’histoire est émaillée d’indices que l’utilisateur doit relever pour pouvoir accéder à chacune des sept étapes qui engagent son action proprement dite : les ateliers d’écriture.

Chacun de ces sept ateliers correspond à un type d’écrit particulier :

la lettre
la notice
le conte
le récit
la chanson
le compte rendu
l’affiche.
Il s’agit des types d’écrits dont l’étude est préconisée dans les instructions officielles de l’Education nationale.
Chaque atelier est construit sur la même progression faisant apparaître six parties :

1- Situer l’acte d’écriture
2- Déterminer les caractéristiques du texte à produire
3- Effectuer les exercices d’aide
4- Elaborer l’écrit
5- Valider l’écrit
6- Conserver des traces écrites

1 - Situer l’acte d’écriture

Avant même l’accès à l’atelier d’écriture, puis au cours de celui-ci, trois éléments concernant l’écrit que l’élève doit produire sont définis, formulés et rappelés :

l’enjeu
le destinataire
le support

L’utilisateur doit être, à tout moment, en mesure d’identifier le destinataire de son écrit (à qui il écrit), les enjeux (pourquoi il écrit) et le vecteur de communication qu’il va utiliser pour transmettre son écrit.

Cette démarche préalable à l’acte d’écrire est primordiale car elle constitue l’assise de tout projet d’écriture. L’élève est amené à expliciter ces préalables à l’écriture. S’il se trompe, une aide contextuelle lui donne des explications complémentaires, et l’amène à procéder aux rectifications nécessaires.

2- Les critères d’élaboration de l’écrit

C’est le stade où, sachant à qui, pourquoi et comment il écrit, l’utilisateur doit s’attacher à la forme que prendra son écrit. Pour cela, un ensemble de critères caractérisant ou non le type d’écrit concerné lui est proposé. L’élève retient ou ne retient pas les critères proposés, en fonction de leur pertinence. Cette étape permet de retenir trois de ces critères, qui représentent les caractéristiques principales du type d’écrit considéré. Ces trois critères constituent ce que nous avons dénommé la "grille d’aide" : cette grille, dès qu’elle a été construite par l’élève, reste à sa disposition pour d’éventuelles consultations.

L’utilisateur vient, à ce stade, de se doter d’un outil d’aide à l’écriture.

3- Les exercices d’aide

Au cours de l’étape précédente, lorsque l’élève retient un critère qui n’est pas pertinent, un exercice lui est proposé pour affiner sa compréhension des caractéristiques de l’écrit sur lequel il travaille (un exercice tiré au hasard sur trois du même genre). En cas de non-réussite de l’exercice, il est invité à le recommencer en bénéficiant pour ce faire d’une aide contextuelle. Aucun exercice n’est jamais proposé plus de trois fois, de façon à ne jamais placer l’élève en situation de blocage, quel que soit le niveau de ses performances.

Pour un type de texte, dans l’ensemble des critères proposés, trois seulement sont retenus. Seuls ces trois-là, les principaux, donnent lieu à un exercice en cas d’erreur. La banque est donc constituée de soixante-trois exercices (trois exercices pour chacun des trois critères pour chacun des sept ateliers)

4- L’élaboration de l’écrit

Le destinataire, l’enjeu et le support de l’écrit étant explicités, la construction de la grille d’aide effectuée (critères passés en revue et sélection des trois critères adéquats), l’utilisateur peut élaborer son écrit en dehors de toute autre contrainte.

Une page vierge s’ouvre à l’utilisateur, sur laquelle il peut, comme avec un traitement de textes, taper son texte, établir sa mise en page, corriger ses erreurs, recommencer...

Bien entendu, en fonction de l’habileté de chacun à utiliser les ressources d’un traitement de textes basique, la création du texte se fera directement sur l’ordinateur ou sur le papier. Le recours au support papier est de toute façon possible, voire souhaitable, en fonction des inflexions particulières que l’enseignant donnera au travail requis, mais aussi en fonction du souhait de l’élève.

Pour aider l’élève dans l’élaboration effective de son texte, mission principale du cédérom, trois outils contextuels sont à sa disposition (marge gauche de la fenêtre) :

un "dico", explicitant les mots difficiles qu’il est amené à rencontrer dans les textes ou consignes ; là encore, une aide extérieure (dictionnaire imprimé) peut être envisagée en complément
une page de modèles, présentant des textes du même type que celui qu’il est invité à écrire ; l’élève peut y retrouver une forme, une structure, une allure générale qui l’aideront à construire le sien
la grille d’aide, reprenant les critères pertinents retenus pour le type d’écrit concerné et qui rappelle à l’élève les caractéristiques fondamentales du texte qu’il va devoir écrire.

5- La validation de l’écrit

Après réalisation du texte et avant sa validation définitive, une grille de relecture permet à l’élève de passer en revue tous les attributs que devrait comporter son texte, aussi bien sur la forme que sur le fond. Si l’un des points révèle un oubli, une insuffisance, l’utilisateur peut revenir sur son texte et le modifier. Cet aller-retour entraînera de nombreuses reformulations, de nombreux essais et versions d’un texte qui se construit et qu’il faut sans cesse améliorer pour répondre aux objectifs que l’on s’est fixés. Ce travail donnera lieu à diverses études complémentaires menées par l’enseignant. C’est le cœur même du cédérom. L’ensemble du dispositif qui a conduit l’utilisateur jusqu’à cette page vierge vise à l’élaboration d’un écrit et devrait donc mobiliser l’élève pour un temps relativement long.

Lorsque la grille de relecture est renseignée positivement, les possibilités d’améliorations ne sont d’ailleurs pas forcément terminées. Des exigences de longueur, de style, de niveau de langue peuvent demander un travail plus abouti sur le texte.

Lorsque toute correction apportée, l’élève estime son texte terminé, une ultime validation lui permet :

de repartir dans la suite de l’aventure (atelier suivant)
de voir son texte s’insérer dans le texte général de l’aventure : le grimoire.

Bien entendu, le rôle de l’enseignant est ici primordial. Il est le seul à même de donner des indications pédagogiques sur les textes de l’élève et notamment, il peut déterminer si le niveau d’écriture est compatible avec les aptitudes de l’enfant. Cet avis conditionne les remédiations nécessaires pour que l’écrit de l’élève évolue.

6- Les impressions

Le grimoire est dévoilé à l’élève au fur et à mesure qu’il progresse dans l’aventure. Il situe le contexte, donne les informations et les indications nécessaires à la progression de l’utilisateur. A l’issue de chaque atelier d’écriture, le texte de l’élève est intégré au grimoire. Le texte intégral est alors imprimable. Il comprend, pour en faire une trace de qualité, des illustrations tirées du décor de l’aventure. Détenteur d’une histoire à laquelle il a participé par ses écrits, l’élève est mis en situation fonctionnelle de soigner ses productions sur le fond comme sur la forme. C’est une autre manifestation du principe de démarche active.

L’élève peut demander l’impression de chaque exercice. Cela lui permet d’avoir la consigne sous les yeux, en permanence, et éventuellement, de faire l’exercice sur papier, en fonction de sa difficulté à travailler sur écran.


 

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